Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 14:16

Principe général du flash.

Un générateur est un ensemble de condensateurs que l'on relie à un ou plusieurs tubes remplis d'un gaz rare, le zénon.

A ce stade, rien ne se passe, même si les condensateurs sont chargés dans la mesure où le zénon n'est pas conducteur.

Mais il le devient dès qu'il est ionisé. Cette ionisation est provoquée par la décharge d'une très haute tension dans le fil qui entoure les tubes de flash.

Dès lors, les condensateurs libèrent leur énergie dans un temps très bref, ce qui provoque un éclair intense.

 

Si vous avez des soucis avec vos flashes de studio sur générateur, le problème peut venir du géné, du câble, du tube, mais très rarement de la torche, puisque les condensateurs sont directement reliés aux bornes du tube.

 

Quelle est la puissance d'un générateur et pourquoi parle-t-on de Joules ?

Les condensateurs qui alimentent un flash peuvent être comparés à un récipient dont l'évacuation est formée par la prise de la torche. Autrement dit, plus on branche de torches sur un générateur, plus on crée d'évacuations et plus les condensateurs se vident rapidement. Donc plus les éclairs seront courts.

Inversement, plus les condensateurs sont nombreux et plus leur vidage et l'éclair seront longs.

On ne peut donc pas parler de puissance de générateur en watt puisque la durée de l'éclair n'est pas fixe, contrairement à l'éclairage d'une lampe.

En effet, si 1 joule pendant 1 seconde donne 1 watt,

1 joule pendant 1/10e de seconde donnera une puissance de 10 watts,

1 joule toujours, pendant 1/100e de seconde donnera une puissance de 100 watts.

 

Un générateur de 1600 joules dont la vitesse d'éclair sur une torche est de 1/100e de seconde délivre donc à pleine puissance 160000 watts pendant cette courte période.

Si l'on rajoute des torches, la vitesse de l'éclair augmentera et avec elle la production de puissance. Si la vitesse d'éclair est alors de 1/200e de seconde, la puissance sera de 320000 watts.

A noter que l'on parle également de watt par seconde à la place de Joule. Il s'agit ni plus ni moins de la formule donnant un Joule. C'est donc une expression synonyme.

 

Quel est le rendement d'un flash?

Il est proche de 50% de la puissance consommée, ce qui est environ 1,5 à 2 fois moins que les lampes HMI, mais 2 fois supérieur à l'incandescence.

L'originalité du flash est que l'énergie restituée ne correspond pas à la consommation éventuellement indiquée sur le générateur.

La caractéristique des anciens générateurs était donnée en volt/ampères. On parlait d'un 1500, d'un 3000, d'un 6000 V/A. L'erreur consiste alors à croire que la puissance lumineuse est de 1500, 3000 ou 6000w alors qu'il ne s'agit que de la consommation du générateur.

Cette consommation correspond à ses propres besoins électriques pour alimenter ses circuits, les lampes-pilotes et les ventilateurs des torches et à la charge des condensateurs.

Plus cette alimentation est petite et les condensateurs importants et nombreux et plus le temps de charge sera long. Il n'est donc pas impossible que 1500V/A alimentent une série de condensateurs qui restitueront une énergie bien supérieure à cette consommation comme il est possible de remplir une piscine à l'aide d'un tuyau d'arrosage. Une fois le remplissage effectué, les condensateurs sont prêts à pleinement effectuer leur travail : libérer en un temps très bref la quantité d'énergie emmagasinée. C'est à ce niveau que l'on parle de Joules.

Pour des raisons pratiques, la très grande majorité des générateurs est conçue afin d'être alimentée à partir de prises domestiques de 16 ampères. Plus la puissance en Joules du générateur est élevée et plus la charge sera lente. Par exemple, tous les générateurs Pulso de Broncolor demandent la même alimentation de 10 Ampères. A pleine puissance, le Pulso 1600 est prêt en 0,5 seconde, le 3200 en 0,7 seconde et le 6400 en 0,9 seconde (données constructeur). 

Afin de pouvoir s'adapter aux circuits électriques de faible ampérage, les générateurs possèdent également la possibilité de la charge lente :

le Pulso 1600 Joules demande alors à pleine puissance 1,9 secondes, le Pulso 3200 Joules 3,6 secondes et le Pulso 6400 Joules 4,8 secondes (données constructeur).

A noter que cette option permet aussi de faire travailler les condensateurs plus calmement, ce qui n'est pas pour leur déplaire. Car ils sont sans doute le composant le plus lunatique de tout le monde de l'électronique.

La confusion très fréquente entre les V/A consommés par le générateur ou les watts des lampes de tous les jours et le travail fourni par les condensateurs est sans doute une des raisons pour lesquelles les fabricants ont opté pour les Joules qui marquent clairement la différence avec les autres lumières tout en rendant exactement compte de la puissance développée par un générateur.

On s'aperçoit ainsi que les photographes disposent des plus puissantes possibilités d'éclairement actuellement disponibles sur une seule tête. Un 6400 Joules déchargeant au 100e de seconde fournit 640000 watt. Si l'on applique un rendement de 50%, on dispose de 320000 watts, ce qui représente la puissance d'un plateau de bonne taille de théâtre, loin devant les 18 kw HMI des plateaux de cinéma.

 

Qu'est-ce qu'un condensateur ?

Un condensateur est constitué de 2 armatures conductrices séparées par un isolant polarisable. Sa propriété principale est de pouvoir stocker des charges opposées sur ses armatures.

Mais pour être dans cet état, il lui faut avoir été nourri de courant auparavant. sinon il est déformé, affaissé sur lui-même. On ne peut donc pas demander à un condensateur qui n'a pas travaillé recemment de fournir un effort.

Si on l'exige de lui, il risque d'être endommagé, voire détruit. Dans tous les cas, une telle exigence répétée amènera à son altération, à la diminution de ses capacités et de sa durée de vie.

 

Réveil des condensateurs.

S'il s'agit de quelques jours d'inactivité, il suffit d'allumer le générateur une demi-heure à une heure avant de commencer la prise de vue.

Mais dès qu'un géné n'a pas été utilisé pendant plus d'une semaine, il faut procéder à un réveil des condensateurs, c'est-à-dire à leur formation. Il faut prendre d'autant plus le temps d'un réveil que le géné est âgé et que ses condensateurs ont "dormi" longtemps.

 

La procédure est simple :

  1. brancher et allumer le géné à la puissance minimale et en charge lente sans aucune torche connectée. Le laisser faire sa vie pendant 2 heures.

  2. Brancher une ou plusieurs torches et commencer à déclencher environ toutes les 5 minutes, toujours à puissance minimale et en charge lente. Au fur et à mesure, vous aller constater que le géné est de plus en plus vite prêt. Vous pouvez alors augmenter un peu la puissance d'un quart de diaph tout au plus et recommencer les tirs à la même allure. Et ainsi de suite jusqu'à atteindre votre puissance de travail habituelle ou nécessaire.En revanche, il  n'est pas utile d'aller au-delà ni de former les condensateurs jusqu'à la puissance maximale du générateur. Compter à nouveau 2 heures pour cette séquence. 

  3. Vous pouvez alors commencer à utiliser normalement votre générateur.

Cette patience est le meilleur garant de la vie des condensateurs de vos générateurs.

Sinon, préparez-vous à passer chez le réparateur ou à renouveler plus souvent votre matériel.

Le réveil des condensateurs est d'autant plus important que ces derniers sont gros, donc il l'est plus pour les géné que pour les compacts. Mais la taille de ces derniers ne les dispense pas de la procédure.

Où l'on voit qu'une prise de vue se prépare...

 

Vérifier les condensateurs.

Il ne s'agit pas ici de tester la capacité d'un condensateur, mais seulement de savoir s'il est en court circuit, « fuiteux » ou bon. Dans le premier cas, il est mort, dans le second, il se vide progressivement, comme une bassine percée.

 

Des précautions sont à prendre avant toute intervention sur un générateur.

Ne jamais ouvrir un générateur qui vient d'être mis sous tension et à plus forte raison qui vient de travailler.

Le plus simple est de le laisser pendant 15 jours à un mois sans l'alimenter, de sorte que toute l'électricité retenue finit par être dissipée. Pour autant, une fois le géné ouvert, on se gardera de prendre n'importe quel contact à pleines mains....

Vous pouvez faire décharger le reste éventuel de l'électricité dans un voltmètre continu : on observe alors une impulsion puis une décroissante de la tension.

 

La vérification peut commencer :

 

Le test des apparences tout d'abord :

le condensateur a pu couler.

Il peut être gonflé ou son enveloppe plastique rétrécie, ce qui est signe de surchauffe.

A l'extrême son aspect peut être celui du choux-fleur. Dans ce cas, il faut procéder directement au remplacement.

 

Après quoi, on peut passer à l'épreuve suivante.

 

Le test des condensateurs consiste à brancher un ohmmètre au niveau de chaque condensateur qui va alors se charger à la hauteur du courant fourni par l'appareil de mesure.

3 cas se présentent :

-Si la valeur est égale ou proche de zéro, le condensateur est en court-circuit et vous ne pouvez plus rien pour lui.

-Si la valeur augmente sans arrêt, au moins jusqu'à ce que l'appareil de mesure ne puisse plus fournir assez de courant au condensateur, ce dernier se charge, il est donc bon. En théorie, si le condensateur est alimenté avec le courant approprié, la résistance doit croître jusqu'à l'infini.

-Si la valeur augmente, s'arrête pour se mettre à diminuer, ou est instable, le condensateur est dit fuiteux.

Dans les premier et dernier cas, il faut procéder au changement du condensateur défectueux.

Il existe une autre possibilité moins orthodoxe de se dépanner à bon compte si votre géné a de la puissance ou si vous n'utilisez que peu de puissance et que quelques condensateurs seulement sont HS : vous déconnectez ces derniers.

 

Peut-on brancher n'importe quelle torche sur n'importe quel générateur ?

La réponse est non, mais cela n'est pas impossible. En effet, ce n'est pas parce que 2 torches de constructeurs différents ont le même type de prise que les branchements sont les mêmes à l'intérieur de ces prises. L'impossibilité est donc simplement un problème de connexion. Il faut procéder au recâblage de la prise qui consiste à brancher les fils de la torche sur les bons connecteurs de sa prise en fonction du générateur envisagé afin que les condensateurs de ce dernier alimentent les électrodes du tube et que la haute tension d'ionisation parvienne aussi au bon endroit. Faute de quoi...

L'opération n'est pas compliquée pour quelqu'un qui sait souder des contacts. Il suffit d'ouvrir une prise d'un matériel fonctionnant sur le générateur pour lequel on veut adapter la torche, et de repérer les alimentations du tube, du fil d'ionisation, de la pilote et du ventilateur éventuel.

Ce n'est bien entendu pas une maoeuvre que l'on fait tous les jours... Certains se sont confectionnés des petits "convertisseurs" avec 2 prises et un morceau de câble, qui leur permettent de brancher  sur un générateur des torches d'une autre marque sans avoir à recâbler les prises.

Cependant, le recablâge ou les convertisseurs ne sont pas sans risque dans la mesure où certaines sécurités ne fonctionnent qu'avec le matériel du fabricant. Par exemple la détection d'une surpuissance qui peut d'endommager le tube. A vous dans ce cas d'être vigilant afin de ne pas commettre d'erreur de manipulation aux conséquences destructrices voire dangereuses.

 

La moindre surpuissance peut-elle être fatale au tube?

L'enveloppe du tube est un Pyrex d'au moins 1 mm d'épaiseur. Il peut donc encaisser une surpuissance. Combien de tirs? Pour quelle valeur de surpuissance? Cela va dépendre du vieillissement du tube. Plus il sera important et plus le risque de casse sera élevé. D'une façon générale, quelques tirs en surpuissance n'endommagent pas le tube, mais provoquent juste son vieillissement acceléré. Si le tube est déjà fatigué, il pourra donc ne pas supporter bien longtemps, voire pas du tout.

Une surcharge de puissance n'est donc pas nécessairement mortelle pour le tube flash, mais est à éviter.

 

Entretien d'un générateur et des torches.

La poussière est la cause de 80% des pannes de ce type de matériel selon certains réparateurs.

Outre le fait d'altérer les contacts, elle agit comme une couverture qui favorise la chauffe des composants et donc leur altération.

Il est souhaitable de dépoussiérer régulièrement le matériel lumière électronique.

Pour cela, il faut ouvrir le géné en suivant les précautions indiquées plus haut et à l'aide d'un chiffon très légèrement humide, enlever la poussière des circuits, des composants, des condensateurs, des ventilateurs, de la carcasse de l'appareil...

La même opération est à effectuer sur les torches. Vous serez surpris par la quantité de poussière grasse qui se trouve dans un ventilateur.

 

Il est donc important de ne pas laisser son matériel à la poussière, en le stockant dans des caisses par exemple. En évitant aussi, lors des prises de vue, de poser le générateur à terre où se trouve le maximum de poussière, mais plutôt légèrement en hauteur, par exemple sur sa caisse de protection.

 

Symétrie ou asymétrie.

Un générateur est dit symétrique quand sa puissance se répartit de manière identique sur les différentes torches branchées.

A l'inverse, un générateur asymétrique permet le contrôle de la répartition de la puissance sur chacune des torches branchées.

En pratique, si vous travaillez sur un grand plateau, vous allez utiliser plusieurs générateurs et de fait, vous aurez la possibilité de régler différemment la puissance de chacune des torches. Si vous travaillez avec plusieurs compacts, il en sera de même; Vous disposerez donc de l'asymétrie.

En revanche, sur un petit plateau, comme le pack-shot par exemple ou sur un plateau exigü, l'asymétrie permet de doser la puissance de chaque torche avec un seul générateur. Pour le reste, ne pas oublier que la quantité de lumière varie avec l'inverse du carré de la distance à l'objet éclairé : un projecteur de 100 w placé à un mètre de l'objet fournit la même quantité de lumière qu'un 10000w se trouvant à 10 mètres. Le dosage est donc aisé par le simple déplacement souvent peu important des torches. Et en corollaire, le bénéfice est de disposer d'un matériel qui reste simple et aisé à entretenir comme à réparer.

 

Compact ou générateur?

Le compact est plus rapide d'emploi. Mais c'est un leurre de penser qu'il est plus léger que le générateur à puissance équivalente puisqu'il l'inclut pour une torche. Et comme les compacts sont placés dans une valise, le poids est de toute façon au rendez-vous.

Par ailleurs, certains générateurs sont particulièrement légers quand ils sont simples. C'est la cas des Starflash Balcar dont les 1600 Joules par exemple pèsent et présentent un encombremment guère supérieurs à 2 compacts Z2. 

La vocation du compact est d'intervenir en complément du générateur qui conserve pour lui la puissance et le plus souvent les possibilités techniques élaborées comme le départ différé de plusieurs générateurs etc...

 

Partager cet article

Repost 0
Published by materielphoto.over-blog.com

Présentation